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 » Mot de L'Auteure
 

Il était une fois une grande aventure en écriture. Je vis dans les Bois-Francs depuis 19 ans avec un homme merveilleux. Je suis une femme heureuse et comblée de me réaliser en tant qu’auteure. Je suis maman de trois filles, la grand-mère de deux adolescentes et de deux petits-fils.

Mono parentale et sans emploi, à 38 ans, je reprends les études pour terminer un cinquième secondaire et mène à bien une technique en Bureautique et comptabilité au Cégep André-Laurendeau. Mis à part la lecture et l’écriture, en plus d’être, passionnée d’horticulture, j’aime voyager pour découvrir de nouveaux horizons, goûter des mets différents, marcher dans les bois et faire du vélo.

Je suis née à Matane, le 21 novembre 1949 à 4 h 30. Suis-je née médium ? Je me suis forgé une hypothèse : fillette, le chagrin que j’éprouve à la mort de mon père éveille mon âme et fut possiblement l’élément déclencheur de la montée de sensiblerie qui m’habite aujourd’hui. Oupelaye ! Je l’ai écrit. On me compare à un baromètre et les personnes qui me connaissent vous le confirmeront. Je suis auditive ; dotée d’une personnalité sociale artiste, je suis sans artifice. D’instinct, je dis ce que je pense. Ouf ! « Encore une autre ». Eh bien ! Naturellement, afin d’éviter les rivalités j’ai appris à mettre mon bouton (on/hors champ). Seulement, le naturel revient au galop.

Au premier abord, je vois le beau côté des gens et j’ignore leur côté sombre. Pourquoi suis-je comme je suis ? Si je le savais, je serais riche ! Peut-être ai-je reçu cette qualité ou ce défaut en héritage d’un lointain ancêtre. Peut-être est-ce karmique. Chez moi, c’est naturel d’être confiante, trop peut-être ! À un moment donné dans ma vie, de reconnaître mes faiblesses m’a permis de débâillonner mon intuition et de poursuivre ma route avec un regard neuf.

Sur une échelle d’un à dix, nous sommes tous médiums, télépathes et artistes. Plusieurs d’entre nous un jour ont reçu une prémonition, un avertissement ou une inspiration qui semblait émaner de l’Être.

Qui d’entre nous a pensé à une personne et cette personne nous téléphone ou bien nous la rencontrons dans un endroit tout à fait inusité.

Qui ne s’est pas extasié devant la beauté du Créateur ?

Qui n’a pas dessiné une maison, un arbre et un soleil pour s’amuser, intuitivement ou bien professionnellement ?
Qui n’a pas écrit un poème ou une lettre d’amour ?
Qui n’a pas chanté une mélodie heureuse d’avoir le cœur en liesse, jouer quelques notes sur un clavier où exécuter quelques pas de danse ?
Qui n’a pas rêvé de construire sa maison et réaliser ce rêve alors qu’il lui semblait inaccessible ?
Avec la foi, on se guérit d’une terrible maladie.

Devant sa toile, la main de l’artiste applique la couleur et son visage s’illumine. L’écrivain décrit avec des mots son intérieur ; alors, les rêves et les chimères qui l’habitent s’animent sur le papier. Quand je médite, prie, chante et écoute ma petite voix intérieure, je suis au diapason avec mon âme.

À la suite du suicide d’une jeune fille que j’aimais beaucoup, j’ai réfléchi sérieusement sur les aléas de notre passage sur la Terre. Je m’interrogeais, m’interroge non moins à savoir quel maître la souffrance sert. Je provoquais les réparties ; à présent, je les attends.

Donc, six mois plus tard, en paix avec moi-même, j’ai reçu L’héritier, un drame psychologique dosé de spiritualité de 346 pages. Avec L’au-delà, Tome 2, l’aventure des mots comme un rêve s’échelonne sur 5 années d’écriture et plus de 120 heures de recherches.

À quelques reprises, j’ai voulu adoucir certains passages de L’héritier, possiblement en faire un gentil roman à l’eau de rose. Je faisais une erreur de touche, je perdais mon texte parfois jusqu’à quinze pages et je recommençais dans une nouvelle perspective. À travers la vie… L’héritier Tome 1, L’au-delà Tome 2 et Réincarnation Tome 3 sont des romans inspirés.

J’ai le don de ressentir les choses et de voir les images. Ai-je un imaginaire débordant ? Peut-être ! Lorsque je m’ouvre à l’énergie qui m’habite et que je laisse tomber mes barrières, je suis tout bonnement en communication avec la réalité de mon âme.

Réincarnation est terminée et je suis sur le point de faire parvenir le manuscrit à mon éditeur. Dimanche à la pointe de l'aube, je rêve à lui. Il marche vite, trois fois je lui dis que mon roman est terminé et, trois fois, il se retourne, me regarde et file son chemin. Je suis réveillée et, assise dans le lit, je dis à mon conjoint : « je ne sais pas ce qui se passe avec Robert, je lui parle et il ne me répond pas. Je vais l’appeler demain. »

Un dimanche sous la pluie s’annonce et l’idée me prend, de faire la mise en page de mon dernier roman. Le texte est à l’écran et je me dis : « ma vieille ! Ça fait plus de vingt ans que tu manipules l’ordinateur, tu devrais être capable. »

Le lundi, je téléphone chez Robert et le téléphone reste muet. Le mercredi, je compose son numéro, Natasha, sa conjointe me répond pour me dire que Robert nous a quittés dimanche matin pour un monde meilleur.

À priori, Réincarnation devait être son cinquième roman en liste de publications de sa nouvelle maison d’édition et je lui raconte mon songe. Elle s’exclame : « vous l’avez vu ! » Je lui réponds que oui, en rêve. Elle cherche dans les affaires de Robert et, quelques jours plus tard, elle me donne mon numéro d’ISBN.

Je poursuis la mise en page et je bloque sur en-tête et pied de pages. Ouf ! C’est plus compliqué que je pensais et je roche cinq jours à refaire et défaire. J’en conclus que je n’y arriverai pas seule et pense à abandonner le projet. Je me retourne de bord et prie Robert de me venir en aide. Imaginez-le sur son petit nuage rose à me voir grincer des dents !

Puis, par une heureuse coïncidence, Roxane, dont mon conjoint est en relation d’affaires avec le sien, se présente chez moi et m’enseigne la technique. Un petit miracle…

En conclusion : je suis autodidacte et la passion pour l’écriture ne date pas d’hier. J’ai écrit mon premier roman à l’âge de treize ans. Avant, j’écrivais des petits bouts pour écrire, décrire, jaser de moi avec moi-même. Qui aurait dit qu’à l’aube de la cinquantaine, j’amorcerais une trilogie et au cours des dix années suivantes je partagerais mes écrits !

 

   

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